Conférence IAS 2015, Vancouver, Canada

Le mois de juillet a été très occupé pour notre équipe, puisque la conférence de la Société Internationale sur le SIDA a eu lieu à Vancouver du 19 au 22 juillet 2015. Cette conférence rassemble des chercheurs et cliniciens internationaux et aussi des membres d’organismes communautaires. Plusieurs chercheurs EPIC4 ont assisté à la conférence et les premiers résultats de l’étude EPIC4 ont été présentés par Hinatea Dieumegard, une étudiante à la maîtrise sous la supervision de Dr Hugo Soudeyns.
Parmi les points culminants de la conférence, il y a eu la présentation de la situation d’une adolescente, qui a été infectée périnatalement par le VIH et a été traitée rapidement après sa naissance- quoique pas immédiatement. Cette personne a continué à avoir une charge virale indétectable pendant plus de 12 ans après avoir cessé son traitement antirétroviral. Ses copies d’ARN viral sont demeurées très basses (4 copies/ ml) et ce même si le traitement a été arrêté il y a 12 ans. Des recherches plus poussées sur ce sujet seront nécessaire afin de comprendre comment certains individus peuvent bien contrôler le virus lorsqu’ils cessent la thérapie antirétrovirale et comment une réponse semblable pourrait être générée chez d’autres personnes vivant avec le VIH.
Un autre sujet ayant attiré beaucoup d’attention durant la conférence est l’efficacité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP). La PrEP consiste à donner des médicaments antirétroviraux à des individus qui sont à haut risque de contracter le VIH et ce dans le but de prévenir la transmission sexuelle du virus. Plusieurs études ont analysé l’utilisation d’une PrEP chez différents groupes de personnes et les résultats indiquent que l’administration d’un médicament antirétroviral de manière préventive avant une exposition au VIH permet de réduire le risque d’infection. Il est important de noter que la PrEP n’est pas efficace à 100% et ne prévient pas la transmission d’autres infections transmises sexuellement. L’utilisation du condom est donc toujours recommandée.
Finalement, les découvertes de l’étude clinique randomisée “START” (« Strategic Timing of Antiretroviral Treatment », ou « Démarrage stratégique du traitement antirétroviral ») ont été présentées à la conférence. Cette étude à grande échelle a démontré qu’un démarrage rapide du traitement anti-VIH, peu importe l’état de santé du système immunitaire d’un individu (nombre de cellules CD4), apporte des bénéfices importants pour la santé de la personne vivant avec le VIH. Donc, il est maintenant bien établi qu’une personne infectée par le VIH devrait commencer un traitement dès que possible après avoir été infectée.

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